VENTE CLASSIQUE
Jeudi 30 avril 2026 à 14h
(23, Place Dauphine 75001 Paris)
dont une huile par Moïse Kisling
Lot 20
Moïse KISLING (1891-1953)
Fleurs, circa 1944
Huile sur toile
Signée en bas à gauche
56 x 46 cm
30 000 – 40 000 €
Accident
Provenance :
Galerie de la Présidence, Paris
Bibliographie :
Catalogue raisonné, Tome II, p. 219 n° 114
Sera inclus dans le « Volume IV et Additifs aux Tomes I, II et III » du Catalogue Raisonné de l’Œuvre de Moïse Kisling actuellement en préparation par Marc Ottavi.
Les bouquets de fleurs, éclatants et généreux comme celui de notre tableau, occupent une place essentielle dans l’œuvre de Kisling. Ils lui permettent d’exprimer pleinement son sens de l’harmonie des couleurs et de l’organisation de l’espace, tout en traduisant l’optimisme vibrant qui caractérise sa peinture. A ce propos, André Warnod écrit : « [Les tableaux] semblent être en pleine floraison, une symphonie de couleurs vives et pures. Ils nous apportent le plaisir, la joie de vivre dont nous avons tant besoin. L’art de Kisling est dépouillé, simplifié. Le peintre sait éliminer le superflu, l’inutile. Tout dans ses tableaux est clair, net, précis, animé par un goût pour les couleurs vives qu’il doit sans doute à sa Pologne natale, ainsi que par un merveilleux sens de la couleur. Il s’exprime dans des harmonies difficiles, audacieuses, mais qu’il sait orchestrer avec une sûreté étonnante »
Par ses couleurs chatoyantes et la richesse de sa matière, notre bouquet apparaît comme une véritable célébration de la vie, autant d’odes à la beauté exubérante de la nature. Cette vitalité picturale se reflète dans la personnalité même de Kisling, telle que la décrit Joseph Kessel : « il aimait la vie. En tout, malgré tout, et par-dessus tout. Au premier regard, il attirait l’attention. Par le désir qui affleurait à ses lèvres, par la soif dans ses yeux et par la richesse de son rire. Et aussi par son amour de la beauté, sa sympathie et une certaine démonstration de cordialité ». Il ajoute encore : « Kisling aimait la vie et la vie l’aimait. Il faisait aimer la vie aux autres. La puissance de sa peinture n’a pas d’autre secret ».

