VENTE MOBILIER OBJETS D’ART
Dimanche 19 avril 2026 à 14h
dont une toile par Moïse Kisling,
une toile par André Brasilier,
un bronze par Antoine Louis Barye et
deux aquarelles par Marin-Marie
Moïse KISLING (1891-1953)
Paysage de Provence, circa 1920
Huile sur toile
Signée en bas à gauche
92 x 73 cm
40 000 – 50 000 €
Provenance :
Vente Blache, Hôtel Rameau, Versailles, 18/03/1973, lot 123.
Vente Blache, Hôtel Rameau, Versailles, 03/06/1981, lot 112 (étiquette au dos).
Bibliographie :
Catalogue raisonné, Tome I, n° 37 p. 275.
Sera inclus dans le « Volume IV et Additifs aux Tomes I, II et III » du Catalogue Raisonné de l’Œuvre de Moïse Kisling actuellement en préparation par Marc Ottavi.
André BRASILIER (né en 1929)
Cavaliers sur la neige, 1970
Huile sur toile
Signée en bas à droite
Contresignée, datée et titrée au dos
27 x 46 cm
12 000 – 15 000 €
Notre tableau a servi de base à une lithographie de même titre publiée en 1970 (n° 40 du catalogue raisonné des lithographies d’André Brasilier par Yann le Pichon).
Nous remercions Monsieur Alexis Brasilier pour la confirmation de l’authenticité de l’œuvre.
Antoine Louis BARYE (1795-1875)
Groupe d’ours
Bronze à patine verte nuancée brun
Fonte au sable entre 1876 et 1889
Signé en creux sur la base BARYE
Annoté au stylet « F. Barbedienne fondeur » et cachet « à l’or » FB
Sous le socle, frappé en creux : F47, C115, TT, inscrit à l’encre : 3228 Jir 150
21 x 16 cm
2 000 – 3 000 €
Bibliographie : Poletti-Richarme, Barye, catalogue raisonné, n° A 6, repr. p. 126.
Le premier modèle a été édité vers 1838 avec un socle rond, avant de le décliner en plusieurs variantes (socles naturalistes ou octogonales).
Le plâtre retouché à la cire est conservé au Musée du Petit Palais, intitulé « Lutte de deux ours : l’un de l’Amérique septentrionale, l’autre des Alpes ».
Le modèle en bronze avec son plâtre avait été acquis par Goupil à la vente après le décès de Barye en 1876, destiné à être fondu par Ferdinand Barbedienne. Les cachets « à l’or » ont été utilisés par la fonderie Barbedienne entre 1876 et 1889.
Le numéro d’identification de la pièce (ici : 3228 Jir 150) permettait à l’éditeur de suivre l’épreuve et de régler la part due à l’artiste lorsqu’elle était vendue. La numérotation à l’encre indiquait aussi le prix de vente de la sculpture et l’éventuelle remise consentie. Cette indication pourrait être complétée de numéros ou de lettres gravés qui correspondraient à des numéros de modèles ou à des marques d’ouvriers ayant participé à la création.
MARIN-MARIE (1901-1987)
Winibelle en vue de Madère, 1933
Aquarelle
Signée en bas à gauche
40 x 55 cm
4 000 – 6 000 €
Exposition : Paris, Musée de la Marine, Marin-Marie, éd. Ouest-France, 21 septembre – 26 novembre 1989, repr. p. 108.
Au décours de sa traversée de l’Atlantique en 1933, Marin-Marie a réalisé une série des œuvres, dont notre aquarelle fait partie. Dans « Vent dessus vent dedans » (Ed. Gallimard, p. 102) il décrit ainsi sa journée du 25 mai 1933 : « À 5 heures du matin je doublais l’îlot Fora à quelques encablures, appuyé par une brise raide et couvert d’embruns (les deux ris n’étaient pas de trop), dans un décor que je n’oublierai pas de longtemps. Les nuages chassaient du nord-est, s’accumulant sur les sommets et roulant en volutes grises, bientôt éclairées en rose par le soleil levant, puis les nuées redescendaient à demi l’autre versant et s’évanouissaient là comme par magie. Le versant opposé à l’alizé était nu, désert et sauvage ; on aurait dit plutôt les iles Lofoten. »
Nous remercions Monsieur Jean-Marie Postel pour la confirmation de l’authenticité de cette œuvre ainsi que pour les informations qu’il nous a communiquées.
MARIN-MARIE (1901-1987)
4 mats par vent arrière, circa 1930
Aquarelle et gouache
Signée en bas à droite
73 x 102 cm
15 000 – 20 000 €
Nous remercions Monsieur Jean-Marie Postel pour avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.
Lucien ROBERT (actif au XIXème siècle)
Cavaliers Ottomans et bergers à l’approche d’une mosquée, circa 1880
Huile sur toile
Signée en bas à gauche
41 x 65 cm
1 500 – 2 000 €
Aucune information ne nous est parvenue sur cet artiste orientaliste dont le traité s’approche à celui de Georges Washington. On remarquera l’excellence de la composition, traitée d’une main vive et alerte. L’auteur de cette scène orientaliste est probablement un maître qui a peint sous le pseudonyme de Lucien Robert pour diversifier ses ventes et élargir sa clientèle.






